Pauvre Laurence Parisot, soi-disant patronne des patrons! Ces messieurs de l'UIMM n'ont que faire de sa fictive autorité et de ses coups de colère. D'ailleurs, leur budget est 10 fois supérieur au
sien.
Au cours de ma revue de Presse journalière, j'ai vu passer les tronches des trois derniers présidents de l'UIMM, soit MM Dewavrin, Gautier-Sauvagnac et Saint-Geours. Ah, que je les connais! Tous
les mêmes, rompus au langage codé qui dit oui quand c'est en réalité non, polis et méprisants, unis par intérêt de caste.
Que je vous raconte une anecdote.
Dans l'entreprise où je travaillais, la filiale du Sud-Ouest était importante. Les syndicalistes qui la représentaient étaient gascons, cad la parole facile, véhéments et la colère feinte en
bandoulière.
Et voilà qu'une délégation syndicale gasconne vient entendre la réponse patronale à une série de revendications.
Parmi les syndicalistes, un débutant en tant que dirigeant, M. Celui-ci écoute le ron-ron des messieurs de Paris et n'en croit pas ses oreilles: c'est oui sur tout! Mais petit à petit le doute
s'insinue dans son esprit et il finit par comprendre que c'est non sur tout. Son sang ne fait qu'un tour: il se lève et apostrophe ces messieurs, dont P.Guillaumat, ancien Ministre des Armées du
Général de Gaulle, en des termes que l'on pourrait aujourd'hui qualifier de sarkoziens (voir dessin).
Je n'aurais jamais imaginé voir la patronne du MEDEF réagir comme M. vis à vis des messieurs de l'UIMM, et dans le fond pour la même raison.