Permettez-moi, ce soir et sans raison évènementielle particulière, de ne pas évoquer l'actualité ni mon cher beauf' malade. Je songe au rugby. J'y ai joué avec une dévorante passion aux côtés de co-équipiers que j'ai adorés. Un demi-siècle après, je chéris cette tranche épique et chaleureuse de ma vie.
Récemment, un ancien co-équipier a repris contact avec moi, puis moi avec d'autres, et nous nous sommes revus à quelques uns. On s'est tombés dans les bras les uns des autres. Certains, bien sur, nous ont quitté, dont quatre tout récemment.
Mais tout de même, se voir, s'écrire, se téléphoner, évoquer les disparus et la passion qui nous possède encore "ça vous met la joie au coeur, la peine aussi, et c'est bon", comme le chantait Georges Brassens

Avec le ballon, votre serviteur.